Utiliser le simulateur FIRE de pofo

Le simulateur FIRE de pofo est un laboratoire de plan de retraite, qui s'ouvre dans un navigateur. Vous y décrivez votre situation : capital, dépenses, âge, pension, règles de dépense. Il déroule alors le même plan sous plusieurs modèles de marché, du plus fidèle à vos fonds au plus pessimiste du siècle. Cet article en est le mode d'emploi complet. Il explique dans quel ordre lire les sections, ce que contrôle chaque groupe de paramètres et surtout comment interpréter ce que vous voyez. L'outil est conçu pour instruire une décision, pas pour rendre un verdict.

Démarrer : sans portefeuille, ou avec le vôtre§

Sans portefeuille, le simulateur s'ouvre en mode paramétrique : le marché n'est décrit que par trois curseurs (rendement réel μ, volatilité σ, épaisseur des queues df). C'est le mode « bac à sable », parfait pour comprendre les mécanismes et dimensionner grossièrement. Il démarre sur un cas d'école qui ne vous décrit pas : 600 000 € de capital, 24 000 € de dépenses nettes annuelles, départ à 40 ans, horizon de 42 ans, une pension de 12 000 € à partir de l'année 25, un matelas de trois ans, et un marché à μ 5 %, σ 11 %, df 5. Ce sont des repères de démonstration, à remplacer par vos chiffres avant toute lecture sérieuse.

Avec votre portefeuille, l'outil reconstruit l'historique réel long de vos lignes (via les extensions SIM), le déflate en euros constants, et en tire deux choses. D'abord les paramètres du modèle central : μ/σ/df ajustés sur vos fonds, puis prudemment mélangés vers un prior mondial (voir plus bas). Ensuite deux modèles purement historiques, les fenêtres historiques et le bootstrap par blocs (Fenêtres historiques, bootstrap, paramétrique : trois familles de modèles). Vous pouvez aussi faire glisser le poids de chaque ligne et voir la ruine se recalculer en direct. C'est le mode qui vaut le détour : les deux colonnes de données n'existent qu'à ce prix.

En version web, un portefeuille se transmet dans l'adresse : /firesimulator/e/<exemple>/ charge l'un des portefeuilles d'exemple, /firesimulator/p/<composition>/ une composition écrite à la main, dans la même grammaire que la page de comparaison. En ligne de commande, pofo -fire ouvre le simulateur nu et pofo -fire portefeuille.txt l'ouvre avec ce portefeuille chargé.

Tous les montants sont réels (pouvoir d'achat constant : l'inflation est déjà retirée, un euro de l'année 30 vaut un euro d'aujourd'hui) et nets d'impôt (la fiscalité est modélisée à part, dans le groupe Taxes). 60 000 €/an, c'est 5 000 €/mois de dépenses d'aujourd'hui, pour toujours (Moyenne arithmétique, moyenne géométrique et volatility drag).

Le tableau de bord : la bande des modèles§

Dès que vous faites défiler, la bande de plan collée en haut de page résume chaque modèle par une pastille colorée (vert = sûr, rouge = catastrophique à votre niveau de dépenses). Le tableau principal, lui, aligne les colonnes : fenêtres historiques, bootstrap, Student-t central, stress de séquence, échantillon large (broad-sample, la seule colonne qui ignore complètement votre portefeuille et ne montre que des marchés bruts), décennie perdue. Ce tableau est un sélecteur. Cliquez une colonne et toutes les sections de détail de la page se recalculent sous cette lentille (le soulignement ambre marque la colonne active). Le réflexe de lecture est le suivant.

  1. Les colonnes historiques de vos fonds (fenêtres, bootstrap) : la borne optimiste ; vos fonds n'ont vécu qu'une fenêtre, souvent favorable.
  2. Le Student-t central : le cas de planification par défaut, calibré sur vos fonds puis tiré vers la prudence.
  3. Le stress de séquence : même rendement moyen, mais les mauvaises années arrivent en grappes ; l'écart avec le central est le prix de la séquence dans votre plan (Le risque de séquence : le vrai ennemi du retraité).
  4. Le broad-sample : le siècle entier de 16 pays développés (1870-2020) en 60/40 domestique, catastrophes comprises (Au-delà des États-Unis : Anarkulova, Cederburg et l'échantillon mondial), donc sans rien emprunter aux caractéristiques de votre portefeuille ni aux curseurs ; l'estimation honnête du risque de long horizon.
  5. La décennie perdue : un scénario de queue à la japonaise, à rendre surmontable, pas improbable.

La règle de décision suggérée : planifiez entre le central et le broad-sample. Servez-vous du stress de séquence comme test d'ordre des rendements, et de la décennie perdue comme crash-test.

À côté du tableau, la jauge affiche la ruine du modèle sélectionné, comparée à votre ruine acceptable (le champ « acceptable ruin », 4 % par défaut). Ce seuil alimente tous les solveurs de la page (La probabilité de ruine : la lire, la choisir, ne pas la subir pour bien le choisir).

Les sections, dans l'ordre de lecture§

§00 Where we are in the cycle : le CAPE de Shiller du jour, replacé dans un siècle d'histoire. Pas un signal de timing : un rappel que le point de départ conditionne la première décennie, celle qui décide (Les valorisations (CAPE) et ce qu'elles disent du taux de retrait).

§01 Simulated futures : les cônes de richesse (fan charts) sous les quatre lentilles côte à côte, avec des trajectoires d'exemple, les échouées en rouge. Comment lire un cône sans se tromper : Lire un fan chart et des percentiles sans se tromper.

Chaque fine ligne d'un cône est un futur entier, et il s'ouvre. Pointez-la puis cliquez (sur un écran tactile, touchez-la) : ce futur apparaît année par année, rejoué depuis son propre tirage. Le tableau donne pour chaque année l'âge, le rendement réel du marché, la richesse d'ouverture, les flux ponctuels, les revenus perçus, ce que le portefeuille a versé et la part prise au matelas, les ventes et leur impôt, puis le matelas et la richesse de clôture. Les années vécues sous le niveau prévu sont en ambre, celles qui suivent la ruine en rouge, et une ligne de totaux ferme le compte. C'est le chemin le plus court vers le pourquoi d'un échec. Un percentile redevient une vie, que l'on peut vérifier ligne à ligne.

§02 The retirements that actually happened : votre plan rejoué aux pires dates de départ du siècle, USA 1929, 1966, 2000, Japon 1990. Des millésimes réels, pas des tirages (Bengen, l'étude Trinity et la naissance du taux de retrait sûr).

§03 The decisive decade : la ruine décomposée selon le rendement des dix premières années de chaque scénario. C'est le risque de séquence rendu visible sur votre plan (Le risque de séquence : le vrai ennemi du retraité).

§04 The spending you actually live : ce que vos règles de dépense produisent réellement (le niveau de vie vécu année par année, et qui le finance, portefeuille, pension ou buffer). Cette section est cruciale dès que vous activez une règle de retrait flexible. La ruine baisse, mais vous voyez ici le prix payé, en années de dépenses réduites (La flexibilité : mythe et réalité).

§05 Alive, broke or gone : la ruine croisée avec la mortalité d'un couple français. Être ruiné à 61 ans ou à 92 ans, ce n'est pas le même événement. Chaque futur tire ici sa propre date de décès, pour chacun des deux membres du couple, sur une loi ajustée aux tables de l'INSEE. Le risque compté devient donc celui qui compte vraiment, être en vie et sans argent (Horizon, espérance de vie et retraites de 50 ans).

Le graphique range, à chaque âge, tous les foyers simulés en cinq états qui s'empilent jusqu'à 100 %. En bas, en rouge, les foyers ruinés encore en vie. En haut, en gris, les foyers disparus, les deux membres décédés. Entre les deux, les foyers vivants qui ont encore de l'argent, en trois tons d'ambre selon leur richesse réelle comparée au capital de départ : au plus ce capital, entre une et deux fois ce capital, plus du double. Plus le ton est vif, plus le foyer est riche. Les deux risques occupent ainsi les deux bords, et chacun se lit contre un axe. La comparaison à faire est celle de la bande rouge et de la bande grise, le risque contre lequel on planifie à côté de celui qu'on oublie. Le début de la pension et l'achat d'une rente y sont marqués, et les parts de la dernière année s'affichent au bord droit. C'est ici qu'on relativise (ou non) un chiffre de ruine brut.

§06 What moves the risk : la frontière des règles de retrait (chaque règle = un point ruine × variabilité du niveau de vie, Panorama des stratégies de retrait : la carte avant le territoire), puis les leviers classés par sensibilité. On voit ce qui bouge vraiment votre risque, et ce qui ne le bouge pas.

§07 Buffer & recovery : l'arbitrage du matelas de liquidités (ruine et richesse finale selon le nombre d'années de buffer, Le matelas de liquidités : taille, coût, vrai rôle), et la distribution des « années sous l'eau ». Elle montre combien de temps durent les traversées du désert que le buffer doit couvrir.

§08 Plan detail et §09 Reaching your target : le détail chiffré du plan sous le modèle sélectionné, et le menu du solveur. Ce menu liste les mouvements équivalents (capital en plus, dépenses en moins, année de plus, pension...) qui ramèneraient chacun votre ruine sous votre seuil. C'est la section « négociation avec soi-même ». Elle chiffre le prix de chaque marge (Le syndrome de l'année de plus).

Le panneau de paramètres, groupe par groupe§

Le bouton « parameters » ouvre le panneau. Chaque contrôle a une aide au survol ; voici la carte et les pièges.

Your situation : capital déployé (hors résidence et fonds d'urgence), âge au départ (alimente §05), horizon (planifiez au-delà de votre espérance de vie, 40 → 50 ans double presque la ruine, Horizon, espérance de vie et retraites de 50 ans), dépenses nettes annuelles (réelles, nettes d'impôt ; la friction fiscale est modélisée à part).

Pension & side income : la pension nette réelle et son année de début, puis les revenus d'appoint temporaires des premières années. Le montant à saisir se prépare ailleurs, en fourchette, entre un scénario stressé, un central « droits acquis » et le résultat du simulateur officiel (FIRE et retraite légale : trimestres, AGIRC-ARRCO, décote). Ces revenus d'appoint sont la meilleure assurance anti-séquence qui existe (Pensions et revenus complémentaires dans le plan). C'est la deuxième sensibilité du plan après les dépenses : ne les laissez pas à zéro par fausse prudence (Les dix erreurs qui ruinent un plan FIRE).

Le curseur « Pension indexation vs prices » dit comment la pension est revalorisée par rapport aux prix, une fois qu'elle est versée. La page raisonne en euros constants, si bien que zéro décrit une pension indexée exactement sur l'inflation. Ce n'est pas toujours le cas. Un régime complémentaire ou un gouvernement peut revaloriser moins vite que les prix, voire geler, et chaque année perdue l'est pour de bon. La complémentaire des salariés du privé, par exemple, n'est pas indexée sur les prix par la loi (FIRE et retraite légale : trimestres, AGIRC-ARRCO, décote). À -0,5 % par an, la pension garde 82 % de son pouvoir d'achat au bout de quarante ans, et la page affiche à côté du curseur ce qu'il en reste à l'horizon. Le montant saisi plus haut reste le premier versement, en euros d'aujourd'hui. L'effet n'a rien de marginal. Sur un plan d'école (1 M€ de capital, 52 000 € de dépenses annuelles, une pension de 24 000 € dès la première année, 40 ans), la ruine passe de 21 % à 27 %.

Sous ces curseurs, le repli « dated flows » (les flux datés) accueille ce que deux curseurs ne savent pas dire, en douze lignes au plus. Chaque ligne porte un libellé, un montant en euros d'aujourd'hui, positif quand l'argent arrive et négatif quand il part, et une nature, ponctuelle (« once ») ou annuelle (« each year »). Un flux ponctuel entrant, un héritage ou la vente d'une maison, est investi au début de son année, avec un prix de revient égal à son montant, donc sans plus-value latente. Un flux ponctuel sortant, un achat ou une donation, est vendu sur le portefeuille et paie son impôt comme toute vente. Il change la richesse, jamais le niveau de vie. Un flux annuel, des études à financer ou un loyer perçu, court de sa première année jusqu'à sa dernière, exclue (zéro le prolonge jusqu'à l'horizon), avec sa propre dérive contre les prix. La page traduit chaque ligne en âges, marque chaque flux ponctuel sur les cônes de richesse, et l'adresse de la page transporte la liste entière.

Pourquoi ne pas saisir un héritage comme une année de revenu ? Parce que le revenu qui dépasse le besoin de l'année est perçu, puis perdu, sans jamais être réinvesti. Sur un plan de 800 000 € dépensant 26 000 € par an, un héritage de 250 000 € reçu à l'année 12 fait tomber la ruine de 36 % à 12 % saisi comme flux ponctuel. Saisi comme une année de revenu, il ne la fait descendre qu'à 33 %.

Spending policy : le cœur stratégique. La coupe réversible en drawdown (flexCut, 15 % de coupe divise à peu près la ruine par deux), le déclencheur par taux de retrait courant, les guardrails Guyton-Klinger avec plancher (Guyton-Klinger : les guardrails historiques, grandeur et limites), les guardrails par risque qui suivent le taux sûr de l'horizon restant (Les guardrails modernes (Morningstar) : l'état de l'art), le cliquet à la hausse, la dérive structurelle des dépenses et le « retirement smile » (Les dépenses réelles en retraite (retirement smile, Die With Zero)), le VPW pur (Le pourcentage fixe du portefeuille : increvable mais inconfortable), l'amortissement ABW/TPAW (Le retrait par amortissement (ABW/TPAW) : l'approche actuarielle) et le pourcentage borné à la Vanguard (Plancher-plafond et règles Vanguard : la flexibilité bornée). Une seule politique s'applique à la fois : le simulateur vous fait choisir, et la règle retenue commande le montant retiré chaque année. Le moteur, lui, connaît un ordre de priorité fixe pour qui le pilote depuis la bibliothèque : amortissement ABW/TPAW, puis pourcentage borné, puis VPW, puis guardrails par risque, puis Guyton-Klinger, puis la règle fixe avec sa coupe flexible et son cliquet. Le volet « How this machine works » les détaille une à une, et la partie IV de ce livre consacre un article à chacune (Choisir sa stratégie : critères, comparatif, cas d'usage).

Longevity insurance : la rente viagère, rangée à part des règles de dépense, car elle n'en est pas une (Rentes et safety first : acheter un plancher). « Annuitise % of the growth sleeve » convertit la part choisie du moteur de croissance en rente indexée sur les prix et sur deux têtes, versée tant que l'un des deux vit. « Buy in year » fixe l'année de l'achat, « Insurer margin » la marge de l'assureur, 10 % par défaut. La vente qui lève la prime paie son impôt comme toute autre, et le matelas n'y contribue pas. La rente n'existe qu'en §05, la seule section où la mort est tirée. Sans durée de vie, il n'y a pas de longévité à assurer, et les sections à horizon fixe l'ignorent donc volontairement. Deux éléments du prix ne se règlent pas : un taux réel de 1 %, et la table réglementaire des rentiers, la TGF05, appliquée aux deux membres du couple comme l'exige un tarif unisexe. Cette table prête 31,6 ans de vie restante à 65 ans, contre 21,7 pour l'ensemble de la population. Achetée à 65 ans, la rente ne verse donc qu'environ 2,9 % de sa prime par an, marge déduite, moins que les taux de conversion affichés par les assureurs, qui portent sur une seule tête et ne suivent pas les prix. La carte « pays vs withdraws » met ce taux en face de votre taux de retrait, et c'est elle qui dit si l'achat réduit le risque de finir ruiné ou l'aggrave.

Market model : μ (moyenne arithmétique réelle du moteur de croissance, le géométrique vécu vaut ≈ μ − σ²/2), σ (volatilité de long horizon, plus basse que la vol à un an des brochures), df (queues, à df 5, l'année catastrophique est ~10 fois plus probable qu'en loi normale, Queues épaisses, crises et Student-t). En mode portefeuille, ces valeurs sont pré-remplies depuis vos fonds puis mélangées vers un prior mondial prudent à proportion de ce que l'horizon excède l'historique (Rendre un Monte-Carlo pertinent (blending, régimes, stress)). Un prior, en statistique, est l'hypothèse que l'on retient avant même de regarder ses propres données : ici, ce que le siècle des marchés développés suggère quand l'historique de vos fonds est trop court pour trancher seul. Deux ancres utiles : « Broad-sample prior » (réécrit les curseurs avec les hypothèses prudentes du siècle) et « Anchor to CAPE » (remplace la seule moyenne par 1/CAPE, la compression de rendement qu'impliquent les valorisations du jour, Les règles CAPE : ajuster le retrait aux valorisations (ERN)). S'y trouvent aussi le glidepath rising-equity (Les glidepaths : bond tent, rising equity et la fenêtre fragile) et les retraits mensuels.

Cash buffer : années de dépenses en matelas (défaut 3), son rendement réel, et l'année où le rechargement s'arrête. Attention à la convention : le buffer est prélevé sur le capital de départ, pas ajouté (Le matelas de liquidités : taille, coût, vrai rôle, Consommer et recharger un buffer : les règles qui marchent).

Taxes : le taux sur les gains (32,8 % en préréglage, soit le PFU 2026 à 31,4 % plus une approximation de la PUMa) s'applique en majorant chaque vente, si bien que retirer 60 k€ nets vend plus de 60 k€ d'actifs. Il ne frappe que la part de gain, et c'est le réglage voisin qui dit quelle est cette part, la plus-value latente de votre capital d'aujourd'hui (50 % par défaut, soit un capital qui a doublé). La charge effective part donc de cette fraction de votre taux, puis monte vers le taux plein à mesure que les gains se réalisent (PFU, barème, abattements : l'imposition des retraits, La taxe PUMa : le piège du rentier français). Sous le repli « envelopes », vous pouvez enfin nommer les montants logés en PEA et en assurance-vie, le reste étant réputé sur compte-titres. La page vide alors ces poches dans cet ordre, chacune à son taux propre, plutôt que d'appliquer un taux mixte unique (PEA, assurance-vie, CTO : les enveloppes du rentier français). Nommer la structure ne vaut que 0,015 point de taux de retrait soutenable, quand passer d'une plus-value latente nulle à 50 % en vaut 0,30, soit vingt fois plus : réglez d'abord ces deux chiffres-là, et laissez les enveloppes à zéro si votre taux mixte est honnête. Un troisième curseur, l'inflation, ne nourrit que l'impôt : la page raisonne en euros réels, mais le fisc lit des gains nominaux, si bien qu'un placement qui n'a fait que conserver son pouvoir d'achat affiche quand même une plus-value imposable à la vente (à 2 % par an, 49 % de sa valeur au bout de vingt ans). Le curseur érode le prix de revient de chaque poche à ce rythme ; 2 % est la cible de la BCE et le réglage honnête, zéro revient à l'ancienne hypothèse, plus flatteuse, d'un impôt sur les seuls gains réels.

Simulation : le nombre de trajectoires tirées par modèle, 2 000 par défaut et 10 000 au plus. À 2 000, le chiffre de ruine bouge d'environ ±0,7 point d'un calcul à l'autre sans que rien n'ait changé. C'est du bruit d'échantillonnage, et la première raison de ne jamais lire la deuxième décimale (La probabilité de ruine : la lire, la choisir, ne pas la subir).

Ce que la page ne fait pas§

Par honnêteté de conception, plusieurs choses restent hors champ. Pas de prévision, d'abord : aucun modèle ne prédit, tous encadrent. Pas de fiscalité fine par enveloppe : un taux mixte global, à vous de le calibrer. Pas d'actifs illiquides : l'immobilier locatif se modélise en revenu, un loyer annuel dans les flux datés, puis sa vente en flux ponctuel (L'immobilier dans un plan FIRE (résidence, locatif)). Pas de conseil, enfin : l'outil explore des hypothèses, les décisions restent les vôtres. Le détail des modèles, des données qui les nourrissent et des réserves méthodologiques se trouve dans les deux volets pliants en bas de page, et dans Sous le capot : comment pofo calcule ce livre pour la version approfondie.

L'essentiel à retenir§


Pour aller plus loin§